5 - Pourquoi creuser un puits ?

Un puits magnifique de 66 m creusé en 20 ans par les habitants de Longkan, mais inefficace car il n'a pas encore atteint la bonne nappe phréatique
  • Un puits magnifique de 66 m creusé en 20 ans par les habitants de Longkan, mais inefficace car il n'a pas encore atteint la bonne nappe phréatique
  • Des légumes auto produits offrent une grande satisfaction !
  • Un puits à Sibassor de 13 m de profondeur financé par l'association.
  • Un puits de 4 m à Rone Ndeug financé par l'association

Un puits coûte selon sa profondeur, de 400 à 1500 € !

Les sénégalais ont la chance d'avoir de l'eau de bonne qualité dans leur sous-sol. Pour faire un puits, il faut un puisatier, là encore c'est courant au Sénégal, presque un par village, donc, c'est uniquement par manque de moyens qu'il manque des puits. Un puits ouvre des tas de possibilités  qu'on ne peut toutes imaginer...

Un exemple, c'est plus parlant : notre premier puits à Sangalkam ...

Au Sénégal, il y a de l'eau… mais pas de moyens pour creuser de puits. Selon les régions, l'eau se trouve à 5 m, 12 m, 70 m...
De nombreux groupements humains souhaitent posséder un puits, que ce soient des écoles ou des villages.
L'eau, c'est la vie ! L'eau, c'est boire, bien sûr, et ce n'est rien de le dire quand des enfants doivent parcourir 10 km pour aller à l'école ou en revenir, qu'il n'y a pas d'eau à l'école… et qu'il fait 35° C !
Mais l'eau, c'est aussi la possibilité de réaliser un potager. Pour une école, c'est la possibilité d'enseigner les bases de l'agriculture aux enfants, notamment dans les écoles où certaines classes sont en double-flux, c'est-à-dire que certains enfants vont à l'école le matin et d'autres l'après-midi, car il n'y a pas assez de salles de classe et de maîtres pour prendre en charge tous les enfants en même temps. 
C'est également le moyen d'améliorer le régime alimentaire des enfants par l'ajout de légumes au riz quotidien et de pallier ainsi les déficits nutritionnels.
Un potager scolaire, c'est produire soi-même des richesses, pour sa consommation personnelle, mais également pour vendre et créer ainsi des ressources qui permettront d'acheter des biens, comme les fournitures scolaires dont les enfants et les enseignants ont besoin. 
Et c'est toute la clé du développement durable auto-géré.
Comme écrit le directeur de l'école de Sangalkam, où ASTOU- une fleur dans le désert a creusé son premier puits : "…L'eau, comme vous le savez est vitale. Ça a apporté un plus, une meilleure vie des êtres qui gravitent autour de l'école, mais aussi des arbres, des plantes, et même de la terre. Tout va renaître…"

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