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NOS
PROJETS POUR LE SENEGAL
En préambule, soyons bien clairs : notre rêve, c'est de ne plus
avoir aucune utilité au Sénégal !
Si nous organisons ces collectes, si nous écoutons, si nous répondons,
c'est parce que les besoins sont immenses et que les hommes et les femmes qui
se battent au Sénégal au quotidien nous demandent de l'aide.
Il ne s'agit pas de collecter n'importe quoi, de vider nos greniers, de donner des vêtements sales, troués à "ces pauvres gens qui n'ont rien". Les africains, petits ou grands, ont le droit à la dignité... et comme je le dis souvent : il y a du tissu, au Sénégal, pour faire des jupes et de chemises. La layette, par contre, c'est plus difficile... et vu la qualité de ce qui se vend sur les marchés sénégalais, on peut collecter en France ! Les chaussures solides, c'est précieux ! Non, les enfants ne vont pas tous pieds nus, mais entre une paire de tongs made in china qui dure 1 mois maxi et une bonne paire de sandalettes, pour faire les quelques km pour aller à l'école parfois, il n'y a pas photos !
Lorsque nous collectons, c'est parce qu'on nous donne ! on n'achète rien en France, car toutes ces choses coûtent moins cher au Sénégal, et il y a des commerçants qui font vivre leur famille grâce à ces ventes. Inonder un quartier de fournitures importées revient à condamner le commerçant du coin...
En préambule,
une fiche intéressante d'Afriqu'impact sur ce thème : à
lire absolument !

Voici quelques idées de collectes qui sont intéressantes, dans la mesure où on vous donne ce matériel, où il est chez vous et qu'il est en bon état :
Dans la santé :
Remise de matériel dans les cases de santé
- nécessaire pour
les pansements (désinfectants, compresses, ciseaux, kits stériles...)
- draps pour maternités
- layette et biberons
- serviettes de toilette
Remise de matériel dans les hôpitaux
- nécessaire pour
les pansements
- médicaments (anti-palu,
poches pour cancéreux...)
Création d'un mini guide ASTOU des gestes d'urgence au Sénégal
- remis à l'ensemble
de nos partenaires
- rédigé en collaboration avec un pédiatre
- présentant des gestes de base et des solutions applicables en l'absence
de médicaments
- permettant l'organisation de causeries avec des populations d'enfants ou de
femmes, très interactives pour optimiser la mémorisation
Pour l'éducation :
Des partenariats avec des écoles :
Par quelques «coups
de pouce» comme :
- l’Apport de livres pour la constitution
d’une petite bibliothèque, PAS DE LIVRES SCOLAIRES
- l’Apport de fournitures scolaires,
- le Don de ballons, de flûtes,
- la Construction
de puits dans l'école,
- l’Aide matérielle et logistique pour la réalisation d’un
potager scolaire.
On peut aider ces structures, avec l'aide de groupements de parents d'élèves, car ce ne sont pas aux instituteurs d'enseigner le maraichage, avec l’objectif d’une quasi «auto-suffisance» de l'école car la vente des légumes permettra de créer des ressources jusqu’alors inexistantes. L'objectif principal étant l'amélioration de l'alimentation des enfants avant la vente des produits...
Les livres scolaires du programme officiel africain francophone existent, mais ils sont chers et tous les parents ne peuvent les acquérir pour leurs enfants (3 livres à acheter en primaire pour près de 20 €). Néanmoins, nous préférons les aider à se doter de ces livres que de récupérer des livres anciens français, dont la plupart sont inutilisables, soit de par leur état d'usure, soit leur contenu décalé culturellement.
Malheureusement pour vos stocks de livres, il n'y a pas de solutions à ce jour de recyclage et de nombreuses écoles font appel à nous car elles ne souhaitent pas détruire ces livres. Il y a sans doute une réflexion à mener de notre côté en occident, pour gérer ces changements de programmes, choisir des supports adaptés et recyclables, mais ceci est un autre débat !
Des partenariats avec des villages
:
- aide à la création de potagers communautaires, par l'apport de semences, outils, puits le cas échéant... Nous avons de nombreuses demandes dans ce sens car les agriculteurs sont nombreux mais n'ont pas les moyens d'acheter les outils et semences nécessaires. Il faut savoir que les monocultures instaurées depuis des décennies (l'arachide notament) au dépend des cultures vivrières, pour le confort des occidentaux qui importe la production, ont apporté la secheresse des sols, l'appauvrissement des paysans car les prix sont indexés, et, un comble pour des paysans, un manque d'alimentation !
- un kit de maraichage a été rédigé et mis en place dans les premiers partenariats intéressés, pour une occupation harmonieuse et optimisée des sols, intégrant les associations bénéfiques de plantes, les différents dosages et besoins en eau de chaque variété.
Cliquez ici pour télécharger le kit de maraîchage
RDV sur http://www.kokopelli.asso.fr
pour comprendre la situation mondiale :
"La nourriture se fera de plus en plus rare de par la désertification généralisée,
de par la stérilisation des sols par l’agro-chimie, de par les bouleversements
climatiques, de par l’augmentation de la population mondiale, de par la perte
de la biodiversité agricole et de par la folie des nécro-carburants végétaux
que certains inconscients (ou criminels) continuent de promouvoir en prétendant
qu’ils ne mettent pas en danger la sécurité alimentaire. Ce sont, bien sûr les
pauvres qui dans un premier temps vont souffrir le plus de cette insécurité
alimentaire grandissante, les pauvres de l’occident, en nombre sans cesse croissant
et puis la petite paysannerie du sud, dont l’agriculture de subsistance a été
éradiquée par la globalisation et par les agricultures industrielles du nord
archi-subventionnées.
De par l’épuisement des réserves, la “charité” de l’aide alimentaire risque même de décroître et puis de disparaître... Les bouleversements climatiques se sont dramatiquement accentués : mais s’il est vrai que la banquise arctique est en pleine débâcle et prend l’eau, on assiste davantage à un changement climatique global qu’un réchauffement...
La sécurité alimentaire dans le Tiers-Monde passe par le développement du jardin familial et il n’y a pas de jardin possible sans semences. Les paysans et paysannes du Tiers-Monde n’ont pas accès à de belles semences de vie : dans certains pays de l’Afrique de l’ouest, comme le Burkina Faso et le Sénégal, presque toutes les semences maraîchères proviennent de France, et ce sont des hybrides F1 ! Nous lançons un appel urgent à toutes les bonnes volontés pour produire des semences, dans les jardins familiaux, au bénéfice de l’Afrique et d’autres...
Nous souhaitons, bien sûr, que toutes ces semences soient aussi pures
que possible et nous invitons les volontaires de ce programme “Semences sans
Frontières” à consulter l’ouvrage de Dominique “Semences de Kokopelli”
pour toute spécificité quant aux distances d’isolement et autres
techniques permettant d’éviter les pollinisations croisées. Le
développement du jardin familial, et des autonomies semencières,
constitue, à nos yeux, une des bases fondamentales de la révolution
à venir : la meilleure façon de lutter contre les multinationales,
c’est de s’en passer!"
Nous cherchons notamment des dons de semences (non F1), de systèmes d'irrigation, d'outils, pour la réalisation des kits, ainsi que des classeurs et pochettes cristal pour la finalisation du projet.
Les potagers suivants ont déja été créés :
- RDV sur la page des bénévoles pour voir les photos et le blog de Damien et Amélie notamment, en charge de l'installation de 3 systèmes de levage de l'eau qu'ils ont pu installer dans les puits existants de 3 villages de brousse dans lesquels 3 nouveaux potagers ont pu ainsi être initiés ;
- RDV sur la page Dakar, à Ndiarème Limamoulaye, où un groupement de femmes a réalisé un grand potager communautaire avec l'aide de notre organisation qui a financé la clôture.
Pourquoi
creuser des puits ? |
Apport d'activités par des bénévoles
:
En préambule,
une fiche intéressante d'Afriqu'impact sur ce thème : à
lire absolument !
Les bénévoles,
selon leurs compétences, apportent du temps, de la disponibilité,
du matériel, des moyens, c'est notre unique (ou multiple) légitimité
! Tout ces éléments vont permettre à une structure sénégalaise
de démarrer ou de se développer. Nous nous appuyons sur un responsable
du projet dans le village ou le quartier, afin d'organiser avec lui la mission
des bénévoles.
Les échanges que cela implique visent à initier le bénévole
à la culture africaine.
"...à côté du livre scolaire à finalité didactique, à objectif obligatoire, uniformisant, orienté vers le savoir, il y aurait place, de façon complémentaire et équilibrante, pour des livres à dominante émotionnelle, relationnelle, à finalité aléatoire mais diversifiant parce qu’interprétables selon l’humeur et les aptitudes de chacun : des livres de vie par procuration, des livres de mieux-être..."
L'aide au devoir ne fait pas partie des activités des bénévoles : tout d'abord, nous ne maitrisons ni la langue wolof, ni le programme officiel africain, ni les méthodes d'enseignement, ce qui fait beaucoup de handicaps !... et puis les sénégalais sont là pour le faire...
Les bénévoles sont utiles pour apporter des activités que les enfants sénégalais (pour le cas des salles de lecture/ludothèques) n'ont pas les moyens de pratiquer ou ne connaissent pas. Ils pourront ainsi jongler avec des balles, ou faire de l'acrogym et en monter un spectacle pour les parents, faire du pain, des collages/fresques/travaux manuels divers, de la mosaïque, de la couture, il n'y a pas de limites !
Une séance type dans
une salle de lecture doit se dérouler ainsi, à heure fixe (définie
en fonction des groupes et des activités des enfants, selon les périodes
d'activités scolaires ou pas) :
- les enfants arrivent : ils se lavent les mains (eau et savon dans une bassine)
- un livre est choisi (on évite de reprendre le même tous les jours...)
- les enfants s'assoient sur une natte calmement de manière à
voir le livre
- lecture est faite phrase ou page par page en français, puis traduction
en wolof par un sénégalais ou un enfant bilingue du groupe
- les enfants peuvent toucher regarder poser des questions sur le livre, le
but étant que le livre soit compris par tous les enfants du groupe.
une fois le livre terminé,
séance de jeux de sociétés (à adapter selon le matériel
disponible, les âges des enfants)
- puzzle, dominos, memory, mikado... initiation et pratique (on essaie de changer
selon les jours de jeux)
- légos, playmobil, clipo... (selon les jours)
on termine par des jouets
(pour la détente)
- on ne fait pas une séance avec uniquement des jouets !
- on remplace les jeux de société par du graphisme certains jours
(coloriages, dessins libres, dessins dirigés, ...)
- certaines séances sont spécifiques aux travaux manuels
Le plus important est de s'assurer que des relais sénégalais assureront le quotidien de la salle de lecture après le départ des bénévoles (veiller à ce qu'ils maîtrisent parfaitement toutes les règles des jeux) et également de ne pratiquer aucune activité qui ne puisse être réalisée après le départ du bénévole (ex : atelier photo où on apporte tout le matériel pour apprendre aux enfants à prendre et développer des photos et ensuite on le ramène en france !!!)
Si les livres sont prêtés, ils doivent impérativement
être rapportés avec une fiche de lecture complétée
pour valider la compréhension.
Cliquez ici pour télécharger
la fiche de lecture
A nos partenaires sénégalais
demandeurs de bénévoles, nous demandons qu'ils assurent les conditions
suivantes :
- chambre correcte, avec possibilité de mettre une moustiquaire,
pas chez l'habitant de préférence, car cela engendre des jalousies
qui sont vite insupportables pour tout le monde... plutôt une maison communautaire
où il y a une chambre, ou un autre lieu à définir,
- possibilité de se laver,
- disponibilité d'un responsable des bénévoles vis-à-vis
de l'association ; responsable de la bonne tenue de la mission, de la présentation
des bénévoles aux dignitaires du village, responsable de la réunion
d'information indispensable pour expliquer la mission, le fait que tous ces
gens sont bénévoles et qu'il n'y a pas d'argent à gagner,
et la nécessité de la collaboration de tous, dans l'intérêt
de LEURS enfants... ce responsable veillera également à ce que
les bénévoles se comportent correctement (ils ont signé
une charte dans ce sens...) et qu'à l'inverse, les bénévoles
ne soient pas importunés et sollicités autrement que pour leur
mission (notamment lorsque les bénévoles sont des jeunes filles
célibataires...),
- disponibilité d'un bénévole du village qui sache parler
français et aidera les bénévoles à s'intégrer,
à communiquer avec les enfants, traduction en wolof des livres lors des
séances de lecture collective etc... de préférence choisir
quelqu'un de motivé et de suffisamment intéressé par les
activités avec les enfants, susceptible de faire fonctionner la salle
de lecture par la suite après le départ des bénévoles...
- possibilité pour le bénévole de prendre ses repas avec
la ou les personnes ci-dessus mentionnées, ou une famille, ou un groupe
du village. les bénévoles mangent comme les villageois ordinaires,
il n'y a pas de menus particuliers à préparer.
Un dédommagement est proposé à nos partenaires : d'une part, un coût par personne et par jour pour les repas : petit déjeuner (kinkeliba, pain beurre), déjeuner (tiep bou dieun) et dîner (plat différent). Cet argent est donné à la femme qui prépare le repas, un coût par jour et par personne qui correspond à l'hébergement, mais est attribué directement au projet (c'est à dire que cet argent sert à acheter sur place du matériel en relation avec les activités menées par les bénévoles, à décider en concertation avec les bénévoles (nattes, fabrication de tables basses, achat de fournitures scolaires ou de livres supplémentaires, gobelets, seaux, eau de javel, savon...) Cet argent est conservé par les bénévoles jusqu'à utilisation. Aucun argent n'est pas donné directement à qui que ce soit dans le village. Aucune autre charge ne pèse sur les bénévoles, il n'y a aucune relation d'argent entre les bénévoles et les villageois, quelles qu'elles soient.
A savoir également
:
- Les bénévoles arrivent dans le village avec
une machine pour filtrer l'eau, MAO, pour
leur usage personnel et laissée ensuite sur place pour utilisation par
une des structures (école, case des tous petits - à déterminer)
cette machine est financée par les bénévoles, mais elle
leur permet de ne pas acheter d'eau en bouteille. Le fonctionnement de cette
machine et son entretien seront expliqué à un ou une responsable
qui s'engagera à en respecter son usage, dans l'intérêt
des enfants. L'intérêt est également que les village puissent
reproduire cette machine pour l'usage dans toutes les familles. Une notice technique
a d'ailleurs été conçue pour ce faire...
- Les bénévoles dorment sous moustiquaire, qu'ils ont apporté ou que l'association peut leur fournir au meilleur prix. Nous demandons au bénévole de la laisser à la population à leur départ, ceci pour favoriser l'utilisation locale systématique de ce seul moyen de lutte efficace à ce jour contre le paludisme;
- sinon, nos bénévoles paient eux-mêmes leurs achats (boissons, fruits, gateaux, bombe anti moustique, spirales, bougies, produits d'hygiène, etc...)
Des projets visant à la prise de conscience de la
population :
- Préférence de la consommation locale aux produits importés, pour faire des économies et faire travailler les sénégalais plutôt que d'autres :
. on peut boire du kinkéliba
(ou du café touba) au petit déjeuner plutôt que du café
en poudre ;
. on a toutes les épices disponibles au Sénégal, pourquoi
acheter en plus des cubes qui rendent tous les plats identiques, et dont on
ne connait pas exactement la composition ?
. acheter un poulet vivant sénégalais plutôt qu'un poulet
congelé en provenance du Brésil, nourri on ne sait comment, vraisemblablement
avec des produits interdits en occident, même si malheureusement, il est
un peu plus cher car non subventionné...
. préparer des bouillies pour les enfants dénutris, à base
de farine de maïs ou de niébés, très nourrissantes
et très économiques, plutôt que d'acheter des bouillies
en poudre importées, dans les pharmacies, très chères...
- Modification de certaines habitudes de consommation, qui coûtent cher et polluent :
. a-t-on vraiment besoin
pour une lessive d'eau de javel, de lessive, d'un savon noir et aussi d'une
dose de bleu ? La quantité de mousse n'étant en relation en rien
avec la qualité du lavage, diminuons la quantité de lessive et
nous ferons des économies !
. refusons d'acheter des articles en plastique de mauvaise qualité (bassines
ou chaises par exemple) : on doit les renouveller sans cesse car elles ne supportent
pas le poids de l'eau, la chaleur qui cuit le plastique... Vivent les petits
bancs en bois, les lits peulhs !
. préférons les nattes locales plutôt qu'en plastique, elles
sont plus jolies et font travailler de vrais artistes dans les campagnes !
Modification de certains comportements, qui ne font pas avancer la démocratie sénégalaise :
. refusons de payer pour
obtenir plus rapidement quelque chose d'un service public. Comme son nom l'indique,
le service public est là pour délivrer gratuitement ses services
à la population.
. refusons la corruption et le népotisme sous prétexte que cela
a toujours existé. Cela appauvrit les plus pauvres, fausse les relations
entre les citoyens et leur pays, mine l'espoir en une avenir meilleur de la
population.
. votons pour des personnalités intègres, proches de la population,
du pays et de sa vie quotidienne, et une fois élues, manifestons-lui
notre désapprobation éventuelle s'il s'écarte du chemin
qu'il s'était fixé.
. exigeons la simplicité et l'authenticité de nos hommes politiques,
pourquoi copier sur l'occident quitte à se démarquer de sa propre
culture ? comment être proche des préoccupations du peuple si on
a été éduqué ailleurs qu'en Afrique ?
. battons-nous pour un système éducatif de qualité au Sénégal
pour que tous les enfants puissent y être instruits dans des conditions
d'excellence, jusqu'à l'université, plutôt que de chercher
coûte que coûte à faire scolariser ses enfants en Europe
! Il y a les professeurs, le savoir, ne manquent que quelques moyens pour que
l'ensemble fonctionne efficacement !
Double
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