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NOS PROJETS POUR LE SENEGAL

Dans la santé :

Remise de matériel dans les cases de santé

- nécessaire pour les pansements
- draps pour maternités
- layette et biberons
- serviettes de toilette

Remise de matériel dans les hôpitaux

- nécessaire pour les pansements
- médicaments (anti-palu, poches pour cancéreux...)

Création d'un mini guide ASTOU des gestes d'urgence au Sénégal

- remis à l'ensemble de nos partenaires
- rédigé en collaboration avec un pédiatre
- présentant des gestes de base et des solutions applicables en l'absence de médicaments

 

Pour l'éducation :

 

Des partenariats avec des écoles :

Par quelques «coups de pouce» comme :
- l’Apport de livres pour la constitution d’une petite bibliothèque,
- l’Apport de fournitures scolaires,
- le Don de ballons, de flûtes,
-
la Construction de puits dans l'école,
- l’Aide matérielle et logistique pour la réalisation d’un potager scolaire.

On peut aider ces instituteurs à enseigner correctement avec l’objectif d’une quasi «auto-suffisance» car la vente des légumes permettra de créer des ressources jusqu’alors inexistantes.

Les livres scolaires du programme officiel africain francophone existent, mais ils sont chers et tous les parents ne peuvent les acquérir pour leurs enfants (3 livres à acheter en primaire pour près de 20 €). Néanmoins, nous préférons les aider à se doter de ces livres que de récupérer des livres anciens français, dont la plupart sont inutilisables, soit de par leur état d'usure, soit leur contenu décalé culturellement.

Des partenariats avec des villages :

- aide à la création de potagers communautaires, par l'apport de semences, outils, puits le cas échéant, cloture... Nous avons de nombreuses demandes dans ce sens car les agriculteurs sont nombreux mais n'ont pas les moyens d'acheter les outils et semences nécessaires.

- nous sommes en cours de rédaction d'un guide de jardinage spatio-temporel à remettre avec le kit prévu, pour une occupation harmonieuse et optimisée des sols, intégrant les associations bénéfiques de plantes, les différents dosages et besoins en eau de chaque variété.

C'est Edmond (02 34 97 08 36) qui est chargé plus spéficiquement de cette mission à partir de janvier 2008, ainsi que des partenariats avec les jardineries qui pourront nous aider à constituer ces kits. Contactez-le pour lui proposer votre aide !!!

RDV sur http://www.kokopelli.asso.fr pour comprendre la situation mondiale :
"La nourriture se fera de plus en plus rare de par la désertification généralisée, de par la stérilisation des sols par l’agro-chimie, de par les bouleversements climatiques, de par l’augmentation de la population mondiale, de par la perte de la biodiversité agricole et de par la folie des nécro-carburants végétaux que certains inconscients (ou criminels) continuent de promouvoir en prétendant qu’ils ne mettent pas en danger la sécurité alimentaire. Ce sont, bien sûr les pauvres qui dans un premier temps vont souffrir le plus de cette insécurité alimentaire grandissante, les pauvres de l’occident, en nombre sans cesse croissant et puis la petite paysannerie du sud, dont l’agriculture de subsistance a été éradiquée par la globalisation et par les agricultures industrielles du nord archi-subventionnées.

De par l’épuisement des réserves, la “charité” de l’aide alimentaire risque même de décroître et puis de disparaître... Les bouleversements climatiques se sont dramatiquement accentués : mais s’il est vrai que la banquise arctique est en pleine débâcle et prend l’eau, on assiste davantage à un changement climatique global qu’un réchauffement...

La sécurité alimentaire dans le Tiers-Monde passe par le développement du jardin familial et il n’y a pas de jardin possible sans semences. Les paysans et paysannes du Tiers-Monde n’ont pas accès à de belles semences de vie : dans certains pays de l’Afrique de l’ouest, comme le Burkina Faso et le Sénégal, presque toutes les semences maraîchères proviennent de France, et ce sont des hybrides F1 ! Nous lançons un appel urgent à toutes les bonnes volontés pour produire des semences, dans les jardins familiaux, au bénéfice de l’Afrique et d’autres...

Nous souhaitons, bien sûr, que toutes ces semences soient aussi pures que possible et nous invitons les volontaires de ce programme “Semences sans Frontières” à consulter l’ouvrage de Dominique “Semences de Kokopelli” pour toute spécificité quant aux distances d’isolement et autres techniques permettant d’éviter les pollinisations croisées. Le développement du jardin familial, et des autonomies semencières, constitue, à nos yeux, une des bases fondamentales de la révolution à venir : la meilleure façon de lutter contre les multinationales, c’est de s’en passer!"

Nous cherchons notamment des dons de semences (non F1), de systèmes d'irrigation, d'outils, pour la réalisation des kits, ainsi que des classeurs et pochettes cristal pour la finalisation du projet.

Les potagers suivants ont déja été créés :

- RDV sur la page des bénévoles pour voir les photos et le blog de Damien et Amélie notamment, en charge de l'installation de 3 systèmes de levage de l'eau qu'ils ont pu installer dans les puits existants de 3 villages de brousse dans lesquels 3 nouveaux potagers ont pu ainsi être initiés ;

- RDV sur la page Dakar, à Ndiarème Limamoulaye, où un groupement de femmes a réalisé un grand potager communautaire avec l'aide de notre organisation qui a financé la clôture.

 

 

Pourquoi creuser des puits ?
Un exemple : notre premier puits à Sangalkam ...
Au Sénégal, il y a de l'eau… mais pas de moyens pour creuser de puits. Selon les régions, l'eau se trouve à 5 m, 12 m, 70 m...
De nombreux groupements humains souhaitent posséder un puits, que ce soient des écoles ou des villages.
L'eau, c'est la vie ! L'eau, c'est boire, bien sûr, et ce n'est pas rien de le dire quand des enfants doivent parcourir 10 km pour aller à l'école ou en revenir, qu'il n'y a pas d'eau à l'école… et qu'il fait 35° C !
Mais l'eau, c'est aussi la possibilité de réaliser un potager. Pour une école, c'est la possibilité d'enseigner les bases de l'agriculture aux enfants, notamment dans les écoles où certaines classes sont en double-flux, c'est-à-dire que certains enfants vont à l'école le matin et d'autres l'après-midi, car il n'y a pas assez de salles de classe et de maîtres pour prendre en charge tous les enfants en même temps.
C'est également le moyen d'améliorer le régime alimentaire des enfants par l'ajout de légumes au riz quotidien et de pallier ainsi les déficits nutritionnels.
Un potager scolaire, c'est produire soi-même des richesses, pour sa consommation personnelle, mais également pour vendre et créer ainsi des ressources qui permettront d'acheter des biens, comme les fournitures scolaires dont les enfants et les enseignants ont besoin.
Et c'est toute la clé du développement durable auto-géré.
Comme écrit le directeur de l'école de Sangalkam, où ASTOU- une fleur dans le désert a creusé son premier puits : "…L'eau, comme vous le savez est vitale. Ca a apporté un plus, une meilleure vie des êtres qui gravitent autour de l'école, mais aussi des arbres, des plantes, et même de la terre. Tout va renaître…"

Apport d'activités par des bénévoles :

Les bénévoles, selon leurs compétences, apportent du temps, de la disponibilité, du matériel, des moyens, c'est notre unique (ou multiple) légitimité ! Tout ces éléments vont permettre à une structure sénégalaise de démarrer ou de se développer. Nous nous appuyons sur un responsable du projet dans le village ou le quartier, afin d'organiser avec lui la mission des bénévoles.
Les échanges que cela implique visent à initier le bénévole à la culture africaine.

L'aide au devoir ne fait pas partie des activités des bénévoles : tout d'abord, nous ne maitrisons ni la langue wolof, ni le programme officiel africain, ni les méthodes d'enseignement, ce qui fait beaucoup de handicaps !... et puis les sénégalais sont là pour le faire...

Les bénévoles sont utiles pour apporter des activités que les enfants sénégalais (pour le cas des salles de lecture/ludothèques) n'ont pas les moyens de pratiquer ou ne connaissent pas. Ils pourront ainsi jongler avec des balles, ou faire de l'acrogym et en monter un spectacle pour les parents, faire du pain, des collages/fresques/travaux manuels divers, de la mosaïque, de la couture, il n'y a pas de limites !

Une séance type dans une salle de lecture doit se dérouler ainsi, à heure fixe (définie en fonction des groupes et des activités des enfants, selon les périodes d'activités scolaires ou pas) :
- les enfants arrivent : ils se lavent les mains (eau et savon dans une bassine)
- un livre est choisi (on évite de reprendre le même tous les jours...)
- les enfants s'assoient sur une natte calmement de manière à voir le livre
- lecture est faite phrase ou page par page en français, puis traduction en wolof par un sénégalais ou un enfant bilingue du groupe
- les enfants peuvent toucher regarder poser des questions sur le livre, le but étant que le livre soit compris par tous les enfants du groupe.
une fois le livre terminé, séance de jeux de sociétés (à adapter selon le matériel disponible, les âges des enfants)
- puzzle, dominos, memory, mikado... initiation et pratique (on essaie de changer selon les jours de jeux)
- légos, playmobil, clipo... (selon les jours)
on termine par des jouets (pour la détente)
- on ne fait pas une séance avec uniquement des jouets !
- on remplace les jeux de société par du graphisme certains jours (coloriages, dessins libres, dessins dirigés, ...)
- certaines séances sont spécifiques aux travaux manuels

Le plus important est de s'assurer que des relais sénégalais assureront le quotidien de la salle de lecture après le départ des bénévoles (veiller à ce qu'ils maîtrisent parfaitement toutes les règles des jeux) et également de ne pratiquer aucune activité qui ne puisse être réalisée après le départ du bénévole (ex : atelier photo où on apporte tout le matériel pour apprendre aux enfants à prendre et développer des photos et ensuite on le ramène en france !!!)

 

A nos partenaires sénégalais demandeurs de bénévoles, nous demandons qu'ils assurent les conditions suivantes :
- chambre correcte, avec possibilité de mettre une moustiquaire, pas chez l'habitant de préférence, car cela engendre des jalousies qui sont vite insupportables pour tout le monde... plutôt une maison communautaire où il y a une chambre, ou un autre lieu à définir,
- possibilité de se laver,
- disponibilité d'un responsable des bénévoles vis-à-vis de l'association ; responsable de la bonne tenue de la mission, de la présentation des bénévoles aux dignitaires du village, responsable de la réunion d'information indispensable pour expliquer la mission en collaboration avec Demba Kâ, responsable Astou au Sénégal, le fait que tous ces gens sont bénévoles et qu'il n'y a pas d'argent à gagner, et la nécessité de la collaboration de tous, dans l'intérêt de LEURS enfants... ce responsable veillera également à ce que les bénévoles se comportent correctement (ils ont signé une charte dans ce sens...) et qu'à l'inverse, les bénévoles ne soient pas importunés et sollicités autrement que pour leur mission (notamment lorsque les bénévoles sont des jeunes filles célibataires...),
- disponibilité d'un bénévole du village qui sache parler français et aidera les bénévoles à s'intégrer, à communiquer avec les enfants, traduction en wolof des livres lors des séances de lecture collective etc... de préférence choisir quelqu'un de motivé et de suffisamment intéressé par les activités avec les enfants, susceptible de faire fonctionner la salle de lecture par la suite après le départ des bénévoles...
- possibilité pour le bénévole de prendre ses repas avec la ou les personnes ci-dessus mentionnées, ou une famille, ou un groupe du village. les bénévoles mangent comme les villageois ordinaires, il n'y a pas de menus particuliers à préparer.

Un dédommagement est proposé à nos partenaires : d'une part, un coût par personne et par jour pour les repas : petit déjeuner (kinkeliba, pain beurre), déjeuner (tiep bou dieun) et dîner (plat différent). Cet argent est donné à la femme qui prépare le repas, un coût par jour et par personne qui correspond à l'hébergement, mais est attribué directement au projet (c'est à dire que cet argent sert à acheter sur place du matériel en relation avec les activités menées par les bénévoles, à décider en concertation avec les bénévoles (nattes, fabrication de tables basses, achat de fournitures scolaires ou de livres supplémentaires, gobelets, seaux, eau de javel, savon...) Cet argent est conservé par les bénévoles jusqu'à utilisation. Aucun argent n'est donné à qui que ce soit dans le village. Aucune autre charge ne pèse sur les bénévoles, il n'y a aucune relation d'argent entre les bénévoles et les villageois, quels qu'ils soient.

A savoir également :
-
Les bénévoles arrivent dans le village avec une machine pour filtrer l'eau, pour leur usage personnel et laissée ensuite sur place pour utilisation par une des structures (école, case des tous petits - à déterminer) cette machine est financée par les bénévoles, mais elle leur permet de ne pas acheter d'eau en bouteille. Le fonctionnement de cette machine et son entretien seront expliqué à un ou une responsable qui s'engagera à en respecter son usage, dans l'intérêt des enfants.

- Les bénévoles dorment sous moustiquaire, qu'ils ont apporté ou que l'association peut leur fournir au meilleur prix. Nous demandons au bénévole de la laisser à la population à leur départ, ceci pour favoriser l'utilisation locale systématique de ce seul moyen de lutte efficace à ce jour contre le paludisme;

- sinon, nos bénévoles paient eux-mêmes leurs achats (boissons, fruits, gateaux, bombe anti moustique, spirales, bougies, produits d'hygiène, etc...)

Des projets visant à la prise de conscience de la population :

- Préférence de la consommation locale aux produits importés, pour faire des économies et faire travailler les sénégalais plutôt que d'autres :

. on peut boire du kinkéliba (ou du café touba) au petit déjeuner plutôt que du café en poudre ;
. on a toutes les épices disponibles au Sénégal, pourquoi acheter en plus des cubes qui rendent tous les plats identiques, et dont on ne connait pas exactement la composition ?
. acheter un poulet vivant sénégalais plutôt qu'un poulet congelé en provenance du Brésil, nourri on ne sait comment, vraisemblablement avec des produits interdits en occident, même si malheureusement, il est un peu plus cher car non subventionné...
. préparer des bouillies pour les enfants dénutris, à base de farine de maïs ou de niébés, très nourrissantes et très économiques, plutôt que d'acheter des bouillies en poudre importées, dans les pharmacies, très chères...

- Modification de certaines habitudes de consommation, qui coûtent cher et polluent :

. a-t-on vraiment besoin pour une lessive d'eau de javel, de lessive, d'un savon noir et aussi d'une dose de bleu ? La quantité de mousse n'étant en relation en rien avec la qualité du lavage, diminuons la quantité de lessive et nous ferons des économies !
. refusons d'acheter des articles en plastique de mauvaise qualité (bassines ou chaises par exemple) : on doit les renouveller sans cesse car elles ne supportent pas la poids de l'eau, la chaleur qui cuit le plastique... Vivent les petits bancs, les lits peulhs !
. préférons les nattes locales plutôt qu'en plastique, elles sont plus jolies et font travailler de vrais artistes dans les campagnes !

Modification de certains comportements, qui ne font pas avancer la démocratie sénégalaise :

. refusons de payer pour obtenir plus rapidement quelque chose d'un service public. Comme son nom l'indique, le service public est là pour délivrer gratuitement ses services à la population.
. refusons la corruption et le népotisme sous prétexte que cela a toujours existé. Cela appauvrit les plus pauvres, fausse les relations entre les citoyens et leur pays, mine l'espoir en une avenir meilleur de la population.
. votons pour des personnalités intègres, proches de la population, du pays et de sa vie quotidienne, et une fois élues, manifestons-lui notre désapprobation éventuelle s'il s'écarte du chemin qu'il s'était fixé.
. exigeons la simplicité et l'authenticité de nos hommes politiques, pourquoi copier sur l'occident quitte à se démarquer de sa propre culture ? comment être proche des préoccupations du peuple si on a été éduqué ailleurs qu'en Afrique ?
. battons-nous pour un système éducatif de qualité au Sénégal pour que tous les enfants puissent y être instruits dans des conditions d'excellence, jusqu'à l'université, plutôt que de chercher coûte que coûte à faire scolariser ses enfants en Europe !!! Il y a les professeurs, le savoir, ne manquent que quelques moyens pour que l'ensemble fonctionne efficacement !

Des projets éducatifs à long terme :

Mise en fonctionnement d’un camion "bibliothèque-ludothèque itinérant" parrainé par une personnalité, pour des écoles primaires permettant :
- la mise à disposition pour un grand nombre d’enfants d’un stock de livres et de jeux variés,
- la rotation régulière du camion sur une quinzaine d’écoles d'une zone peu accessible du Sénégal,
- la création d’un «moment de lecture attendu» complètement intégré dans l’enseignement du maître où chacun pourra accéder à des livres de son âge, où les plus grands pourront faire la lecture aux plus petits.

Des partenariats avec des comités d'entreprises en France :

Nous recherchons des entreprises avec lesquelles nous pourrons faire des expositions/ventes, présenter nos projets, concrétiser des partenariats, récolter des fonds pour financer un projet global de partenariat avec une école ou un village sénégalais, effectuer des collectes thématiques au sein de l'entreprise.

 

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