Les marabouts ou "sérignes"

Les Quatre principales confréries musulmanes actives du Sénégal opèrent également dans de nombreux autres pays d'Afrique et de pays musulmans.

La confrérie de Xaadir (Qadiriyya), la plus ancienne, originalement fondé par le mystique soufi Abd al Qadir al-Jilani au XIIe siècle, aujourd'hui pan-Islamique, atteint le Sénégal au cours du XVIIIe siècle.
La Tijaniyya ou confrérie Tidjane, est la confrérie la plus répandue, fondée à Fès, au Maroc le marabout Al-Tijaniyya, né en Algérie.
La confrérie des Mourides, La plus riche et la plus active, fondée par le marabout Cheik Ahmadou Bamba
La confrèrie des Layènes est une communauté musulmane, située à Yoff, au nord de Dakar, suivant le guide Seydina Limamou Laye le fondateur de cette communauté.
En Afrique subsaharienne, les marabouts sont des personnages à qui l'on prête des pouvoirs multiples. Ils rétablissent la santé ou l'ordre social à l'aide de talismans. Ces pratiques magiques sont critiquées par les musulmans orthodoxes, mais n'ont jamais cessé d'exister jusqu'à ce jour. Les marabouts sont aussi, de leur vivant, considérés comme sages, car ayant étudié au cours de leur retraite les divers aspects de l'islam. Ils agissent souvent comme conseil des villageois. Leur vie à l'écart du reste des personnes est censé leur donner le recul nécessaire ainsi que le détachement qui leur permet d'obtenir une grande autorité morale.
Ils ne demandent en général pas de salaire pour leurs actions, mais l'obligation morale tacite est de pourvoir à leur besoins, qui, dans la mesure où ils sont ascètes, se réduisent à la nourriture et à la boisson, ainsi qu'au vêtement. Ils s'interdisent de demander un salaire car c'est ainsi que Mahomet, prophète de l'islam et modèle de vie pour les musulmans sunnites, décrit la personne qui cherche à rencontrer Dieu : les prophètes, ainsi que ceux qui veulent s'inspirer de leurs vies, ne s'intéressent pas aux choses de ce monde mais accordent une importance particulière a la recherche de la vérité sur l'au-delà.

Dans les confréries du Sénégal, les marabouts sont organisés en hiérarchies élaborées. Le marabout le plus élevé de la confrérie des Mourides est ainsi élevé au rang de calife et dispose de pouvoir étendu mais jouit aussi d'un prestige de saint vivant et d'une vénération peu orthodoxe en islam.

Le marabout a toute une communauté d'élèves autour de lui, les talibés, à qui il enseigne le coran.