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EDUCATION
Le Sénégal est un pays francophone en voie de développement
avec 65 % de sa population vivant au-dessous du seuil de pauvreté (moins
de 2 US $ par jour), un taux de scolarisation de 38,1 %, avec de fortes disparités
entre zones urbaines et rurales, filles ou garçons, riches et pauvres.
De grandes disparités sont constatées également selon les
régions. Ainsi, Dakar a un taux de scolarisation en primaire de 86,3
% contre 44,3 % à Kaolack.
La plupart des écoles n'ont ni l'eau, ni l'électricité (il fait très sombre dans les classes). Certaines écoles sont en dur, mais pas toutes, ce qui ne facilite pas l'apprentissage...
Dans certains villages, 60% des filles ne sont pas scolarisées ou ne se maintiennent pas à l'école. De nombreuses raisons à cela : les plus âgées s'occupent des bébés, il faut aller chercher l'eau à plusieurs kilomètres et cela prend beaucoup de temps à la maman, qui ne peut faire face à tout le reste...
Au-delà
de l’accès à l’éducation, de nombreux autres
problèmes sont à surmonter : surnombre des élèves,
délabrement des écoles, manque de matériel didactique,
de mobilier, formation des enseignants, manque de personnel.
Renforcer son système d'enseignement revient à
renforcer les capacités de la société civile et sa participation
au développement durable du pays.
L'association
aide des cases des tous-petits par l'apport de jeux, jouets et livres, des écoles
primaires, collèges et lycées grâce à des dons de
fournitures scolaires ou encore de matériel sportif ou de livres pour
la réalisation de bibliothèques scolaires.
L'association
créée des salles de lecture ludothèques dans les quartiers
ou les villages, pour permettre des activités extra-scolaires, avec l'appui
de bénévoles occidentaux et formation de bénévoles
sénégalais. Les séances organisées contribuent à
la préparation du travail scolaire, par l'apprentissage du calme, de
la concentration, de l'éveil à la lecture par des histoires imaginaires
et non ancrées fortement dans la réalité comme les livres
scolaires...
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SANTE
Le Sénégal a de gros besoins en
médicaments, matériel médical (seringues, stéthoscopes,
tensiomètres...), et fournitures aussi diverses que du petit matériel
pour le pansage des plaies ou encore des draps de lits ou serviettes de toilette
pour les maternités.
De nombreux postes de santé existent sur
le territoire, mais ils disposent de peu de moyens par rapport aux besoins de
la population. Bien des postes de santé fonctionnent en effet sans médecin,
avec des infirmiers diplômés qui font le maximum avec peu d’informations,
de produits et de médicaments, sans téléphone parfois pour
appeler des secours...
Ils sont en contact avec les populations les plus reculées et les plus
pauvres du Sénégal. Ils connaissent bien les patients qui, souvent,
n'ont pas les moyens de payer l'ordonnance qu'on leur délivrera suite
à la consultation.
Aider les plus démunis permet de maintenir les
populations dans leur village.
L'association
aide des dispensaires, cases de santé, services hospitaliers par des
dons de matériel médical, de médicaments, de fauteuils
roulants, de draps et de serviettes de toilette, de layette ...
L'association
est en phase de création d'un "mini guide santé astou",
qui propose des gestes simples pour faire face à des problématiques
récurrentes, sans avoir de médicaments à sa disposition
: comment faire baisser la fièvre d'un nourrisson, dégorger un
sein, faire une attelle en cas de fractures, la Position Latérale de
Sécurité...
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ENVIRONNEMENT
Le Sénégal a de gros problèmes
à résoudre, et comme dans tous pays en voie de développement,
la sensibilisation des populations n'est pas évidente
- la gestion des déchets : pas ou peu de ramassage, de recyclage efficace, de destruction propre
- des comportements irresponsables de la population liés à la pauvreté et au manque d'éducation, comme l'extraction illicite du sable du littoral pour la construction ou encore, la vidange des fosses septiques la nuit, dans un trou fait devant la maison, dans la rue en sable !
- le manque de réseau d'assainissement contraint certaines villes à demeurer sous l'eau croupie des inondations à la période de l'hivernage, et ce pendant plusieurs mois ...
ENJEUX
POUR L'AVENIR
L'expatriation
comme objectif de vie
De nombreux Sénégalais souhaitent venir en Europe dans l’espoir
de trouver un travail qui leur permettra au minimum d’envoyer un peu d’argent
chaque mois pour nourrir leur famille.
En effet, même si beaucoup d’entre eux aimeraient rester au Sénégal,
créer un commerce ou une petite entreprise, la plupart n’a aucun
moyen d’investir.
Pourtant, on se rend compte que les idées ne manquent pas et qu’elles
ont toutes les chances de réussir si on les aide à démarrer
leur affaire en leur apportant des informations et une aide qui répondent
à leur situation.
L'enjeu majeur consiste en une aide sur mesure pour permettre
à ces personnes de créer en toute autonomie une entreprise (aide
financière surtout, mais également logistique, technique et comptable)
Les effets pervers de cette quête du "visa pour l'Europe" sont
nombreux et engendrent des idées fausses difficiles à expliquer
:
- Les enfants n'ont pas besoin d'être de bons élèves puisqu'il suffit d'aller en Europe pour en revenir riche !
- Les enfants peuvent mendier auprès des touristes un crayon ou un cahier dans la rue au lieu d'aller à l'école... quitte à revendre le tout ensuite ! C'est pour cela que nous conseillons à ceux qui apportent des fournitures scolaires de les remettre au directeur de l'école qui saura qui sont les familles les plus démunies ou les élèves méritants (en effet, de nombreux dons sont remis comme récompenses aux élèves).
L'association
aide des sénégalais à se développer au Sénégal
en leur permettant d'acquérir des biens ou à créer un micro-commerce,
de bénéficier d'une formation...
L'exploitation
sexuelle
Le tourisme sexuel est l'une des principales motivations des voyages au Sénégal,
même si c'est un sujet tabou.
Le gouvernement affiche aujourd'hui la volonté de combattre cette honte,
conséquence de la pauvreté, par différents moyens : information,
prévention, répression...
Protégeons les enfants des pays en voie de développement de ce fléau en favorisant l'éducation !
Protégeons également les jeunes adultes de "l'argent facile" en luttant contre le désoeuvrement et la pauvreté.
Nous soutenons l' ECPAT, organisation internationale de lutte contre l'exploitation sexuelle commerciale des enfants (prostitution, pornographie, vente et trafic d'enfants) :
| La
suite... |
L'exploitation sexuelle des enfants est dégradante, pratiquées
au nom de raisons indignes telles qu'éviter de mettre un préservatif
ou éviter la contamination VIH...
L'association
lutte contre l'exploitation sexuelle des enfants, en aidant des acteurs locaux
des zones touristiques, à organiser des activités pour occuper
les enfants en dehors des périodes scolaires, en incitant les enseignants
et les parents à scolariser tous les enfants, en aidant à l'information
des parents et des relais indispensables au repérage de situations à
risque...
Le paludisme
Le paludisme, ou malaria, ou fièvre des marais, est une des maladies
infectieuses les plus répandues au monde. Elle concerne 2.5 MILLIARDS
DE PERSONNES et est responsable de 2 MILLIONS DE MORTS PAR AN en AFRIQUE.
Le
paludisme est transmis par la piqûre d'un moustique, l'anophèle
femelle, qui a besoin du sang humain pour le développement de ses oeufs.
Certaines anophèles sont infectées et transmettent à l'homme
un parasite qui fait éclater les globules rouges, provoquant de fortes
fièvres.
Les symptômes apparaissent entre 8 jours et 6 mois
après la piqûre par le moustique infecté. Les symptômes
sont variables selon les individus. Les signes les plus fréquents sont
la fièvre, les maux de tête, les douleurs articulaires et musculaires,
les troubles digestifs et les nausées.
Une crise de paludisme non traitée peut entraîner
des troubles circulatoires sévères, avec complications neurologiques
et rénales, et une anémie importante. Certains types de paludisme
évolue très rapidement et de façon fatale.
Il n'existe pas de vaccin efficace à ce
jour pour lutter contre ce fléau. Les touristes ont les moyens financiers
de se protéger lors de leurs séjours dans les pays concernés
par le paludisme, par la prise préventive de traitements anti-paludéens,
chers, qui servent également de traitement de la crise de paludisme.
Compte tenu de leur prix, la population locale n'a pas accès à
ces traitements, ce qui fait que 2 millions de personnes meurent chaque année
de paludisme, ne pouvant se soigner, par faute de moyens.
La seule parade à leur portée est la mise en place de moustiquaire imprégnée, avec des ruptures de stock fréquentes pendant la saison des pluies.
Au Sénégal, l'exposition au paludisme dure environ 3 mois, pendant l'hivernage ou saison des pluies (juillet à septembre). Cette relative courte période ne permet pas une immunisation efficace des enfants. Contrairement aux pays proches, où l'exposition est plus constante et implique que les décès interviennent avant l'âge de 5 ans, au Sénégal, on peut atteindre l'âge adulte et mourir du paludisme !
L'association
lutte contre le paludisme de plusieurs manières : en aidant les hôpitaux
par des dons de matériel médical (perfusion, seringues...), en
dotant certaines structures de moustiquaires, en recherchant des partenariats
pour en améliorer la diffusion, en incitant nos bénévoles
à laisser leur moustiquaire à la population lorsqu'ils quittent
le Sénégal, en proposant aux visiteurs de notre bureau Astou à
Saly d'acheter une moustiquaire qui pourra être remis à une famille
du quartier, en vendant des moustiquaires pour bébé, très
efficace pour préserver les plus jeunes..
Campagne affichage MSF - Mai 2004 |
Le SIDA
La lutte contre la propagation du virus VIH est une priorité dans de
nombreux pays. En Afrique, de nombreuses personnes meurent du Sida sans que
l'on ne puisse les comptabiliser car il y a encore trop peu de dépistage,
et bien souvent seulement en ville. La perception sociale du SIDA, comme dans
toutes les nations, est soumises aux croyances,
notament religieuses (régissant l'emploi ou le non-emploi du préservatif
avec ses épouses par exemple) et pratiques.
Comme partout ailleurs, le Sénégal a à
faire face à de nombreuses idées reçues. La polygamie et
le vagabondage sexuel induisent de nombreuses contaminations des co-épouses
et des enfants à naître.
L'information sur le préservatif est facilitée
par un certain nombre d'associations et de relais locaux, de médecins
et d'infirmiers sensibilisés, sa mise à disposition est plus évidente
en zone urbaine ; le dépistage est également plus facile en ville,
mais le passage à l'acte est problématique car il induit l'aveu
d'un comportement sexuel à risque ; l'accès aux tri et quadrithérapies,
est impossible pour
la quasi-totalité des sénégalais (prix et disponibilité).
Certains malades africains viennent en France où leurs soins seront enfin
pris en charge...
L'association
aide certaines structures à acquérir des préservatifs masculins
et féminins et à sensibiliser les jeunes en aidant à la
diffusion de l'information, jusque dans les zones les plus reculées.
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Les talibés
Quelques
mots sur ce sujet sensible car déroutant pour nous autres occidentaux
!
Les talibés sont des enfants que l'on voit errer en guenille dans les
stations service pour demander l'aumone, dans les rues, ou faire du porte à
porte avec une boîte de concentré de tomates vide, pour récupérer
quelques morceaux de sucre ou du riz. Ils ne passent pas inaperçus et
cette situation révolte bien souvent les touristes !
Or, le talibé est censé apprendre le coran, et par là même
l'humilité, entre autres. Pas un sénégalais à qui
on pose la question ne regrette le temps où il était à
l'école coranique, et tous confirme être pour la vie entière
le talibé du marabout qui leur a été choisi.
Sans faire un historique trop long et complexe, il faut comprendre que les talibés
font partie de la société sénégalaise depuis le
début de l'islamisation du pays. Les daaras (écoles coraniques)
se formaient autour d'un marabout qui enseignait le coran à ses talibés,
des enfants qui lui étaient confiés par leurs parents. Aurapavant,
les daaras étaient réparties un peu partout dans les campagnes,
ce qui impliquait une relative autonomie alimentaire par la culture des terres
par les talibés les plus grands, en plus de l'aide apportée par
la population locale, les talibés dont les parents vivaient sur place
rentrant chez eux après leur journée d'étude et de travail
aux champs.
Il faut avoir également à l'esprit que ces écoles visaient
à l'uniformisation sociale, puisqu'elles étaient destinées
à tous les enfants, de quelque milieu soient-ils.
Les sécheresses successives et l'exode rural ont favorisé la multiplication
des daaras en ville, les talibés suivant leur marabout, se retrouvant
sans ressources supplémentaires que l'unique aide de la population.
Ceci a engendré une équation impossible : un marabout qui se retrouve
avec une multitude d'enfants à loger, nourrir, soigner, vêtir,
éduquer d'une part, et des revenus non fiables d'autre part.
Les talibés ont donc été contraints de mendier pour leur
marabout.
Il y a des abus, bien sûr, comme dans tous les domaines, mais la plupart
des marabouts font ce qu'ils peuvent pour assumer cette situation avec leurs
moyens limités.
La problèmatique aujourd'hui est la suivante : comment assurer à ses enfants des conditions de vie dignes et les scolariser car l'éducation religieuse seule ne suffit plus dans le monde d'aujourd'hui ?
Il
y a de nombreuses initiatives au Sénégal dans ce sens, reproductibles
partout si on en a la volonté.
Quelques exemples d'initiatives d'associations locales, directement auprès
du marabout ou tout à fait en dehors du daara :
1) accords ponctuels avec les marabouts : aide à la culture de terrains
(clôture, achat des outils et des graines) par les plus grands en contrepartie
de la scolarisation des enfants à l'école du quartier ou par l'accueil
d'un enseignant volontaire au daara
2) aide directe aux daaras pour améliorer l'hygiène (construction
de lattrines, fourniture de vêtements, d'une boîte à pharmacie
de base)
3) ouverture et gestion d'un local qui permette aux talibés de se laver,
de manger, de se faire soigner, de dormir, de récupérer quelques
vêtements
4) prise en charge par des groupements de femmes qui se répartissent
les enfants pour les nourrir une fois par jour, leur donner des vêtements,
les accompagner au dispensaire s'ils ont besoin de soins
Notre souhait est d'aider toutes ces bonnes volontés à prendre en charge de manière efficace ces enfants, à travailler avec les marabouts les plus volontaires, et non à condamner de manière réductrice, afin de concilier toutes les réalités, dans l'intérêt des enfants et des populations auxquelles ils sont mélés.
Pour
conclure, ces phrases de mères sénégalaises, assez révélatrices
: « Les talibés sont dans la rue, ils cotoient mes enfants
chaque jour. S'ils ont la gale, ils la transmettront à mes enfants !
Comment pourrais-je dire que je ne suis pas concernée ? »
ou : « Si je donne du riz à un talibé, il va le donner
au marabout et ses femmes me le revendront au marché demain ! Je préfère
nourrir ce talibé chaque jour, je suis sûre qu'il aura mangé
! » ou enfin : «Nous n'avons pas grand chose, ici, mais l'aumone
aux talibés fait partie de notre religion. Ici on partage tout, c'est
ce qui fait la force de notre pays ».
C'est
l'analyse de ces différents constats et des besoins qui en découlent
qui nous ont conduits à déterminer les priorités
et à choisir le type d'actions que nous allions entreprendre.
Double
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